Conflit foncier au Chari-Baguirmi : des héritiers réclament l’application des décisions de justice

À N’Djamena, les héritiers de feu Mahamât Saleh Adoum Djerou sont montés au créneau ce 12 avril 2026 pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « déni de justice » dans un litige foncier les opposant au Général Hamit Djeki Tebine.
Représentés par Bichara Mahamat Saleh, ils affirment que la parcelle litigieuse, située à Al-Bitkey III dans la province du Chari-Baguirmi, leur revient de plein droit. Selon leurs explications, le terrain avait été officiellement attribué le 12 décembre 2003 par le sultan du Baguirmi à leur défunt parent, ancien ambassadeur, pour les activités du groupement Absounout.
Avant toute procédure judiciaire, le dossier avait été examiné par des instances coutumières, dont une commission locale, qui avait tranché en faveur des héritiers. Une position confirmée par le sultan lui-même, qui rejette toute remise en cause de cette attribution après le décès du bénéficiaire.
Cependant, les héritiers accusent le Général Hamit Djeki Tebine de braver ces décisions. Ils évoquent notamment des actes de destruction de leurs biens, ayant conduit à une condamnation judiciaire de trois ans de prison ferme. Malgré cela, ils déplorent la non-exécution du mandat d’arrêt émis à son encontre.
La situation se serait davantage détériorée avec une tentative d’attaque armée en janvier 2026 visant leur représentant, restée sans suite judiciaire à ce jour, selon leurs déclarations.
Dénonçant un climat d’impunité, les héritiers interpellent les plus hautes autorités du pays, en particulier le Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, afin de faire appliquer les décisions de justice et garantir le respect de l’État de droit.
