Abéché : Ouverture du Bootcamp de formation de formateurs

Le Réseau des Universités du Sahel pour la Résilience (REUNIR), en collaboration avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM), organise un Bootcamp de formation de formateurs sur la planification communautaire participative (PCP) et les technologies de création d’actifs (pour la résilience) adaptées aux contextes arides et semi-arides, pour une durée de 10 jours.C’est le secrétaire général de la Province du Ouaddaï, Abakar Hissein Didigui qui a ouvert les travaux, ce lundi 25 novembre 2025, au Grand Hôtel d’Abéché.
Selon le point focal du Réseau des Universités du Sahel pour la Résilience (REUNIR), Dr Hamadou Abba, cette session vise à outiller les acteurs académiques et techniques pour accompagner les communautés sahéliennes dans leurs efforts d’adaptation et de résilience face aux défis climatiques et socio-économiques.De son côté le secrétaire exécutif dudit Réseau, Pr Aboubakar Toguyeni, intervenant par visio-conférence depuis Ouagadougou (Burkina Faso), a rappelé que cette formation a pour objectif de renforcer les compétences des personnels des ONG, des universités et d’autres structures d’appui. Il a, par ailleurs, salué l’engagement des Universités tchadiennes aux côtés des populations du Sahel.

Le représentant du PAM, Ramazani Karabta, s’est dit satisfait de ce partenariat stratégique entre le Réseau des Universités du Sahel pour la Résilience et le PAM à travers l’Académie de Résilience et des Moyens d’Existence (LARA).Le président de l’Université Adam Barka d’Abéché (UNABA), Dr Mahamat Ali Moustapha, a quant-à lui fait savoir que son institution entend développerun programme doctoral sur la résilience des systèmes agro-écologiques, sur les dynamiques communautaires et l’adaptation aux changements climatiques ainsi que la sécurité alimentaire et l’analyse des vulnérabilités.

En ouvrant les travaux du Bootcamp, le secrétaire général de la Province du Ouaddaï, Abakar Hissein Didigui a souligné que cette activité entre en droite ligne dans la politique du Gouvernement qui, sous l’impulsion du Maréchal du Tchad Mahamat Idriss Deby Itno, président de la République, qui appelle à l’amélioration de condition de vie des tchadiens, seul gage susceptible qui permet d’amorcer véritablement le développement économique du pays.«Je suis convaincu que les formateurs issus de cette session deviendront des agents de changement capables d’influencer positivement la planification locale.»
Notons que ce réseau universitaire, crée en janvier 2020 à Ouagadougou, compte aujourd’hui neuf (9) établissements d’enseignement supérieur: l’Université Nazi Boni (Burkina Faso), l’Université Gaston Berger (Sénégal), l’Université Abdou Moumouni (Niger), l’Université Dan Dicko Dankoulodo de Maradi (Niger), l’Université de N’Djaména (Tchad), l’Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquée (Mali), l’Université Yembila Abdoulaye Toguyeni (Burkina Faso), l’Université de Difa (Niger) et l’Université Adam Barka d’Abéché (Tchad).
