Réconciliation nationale : un citoyen interpelle le Médiateur de la République sur les garanties du processus

N’Djamena – Dans une lettre ouverte adressée au Médiateur de la République, Biaka Tedang Djoret appelle à renforcer les garanties du processus de réconciliation nationale et de justice transitionnelle. L’auteur estime que la réussite de cette démarche dépend avant tout de la mise en place de mécanismes crédibles, transparents et vérifiables.

Rappelant le rôle joué par le Médiateur dans l’organisation du Dialogue national inclusif et souverain (DNIS), il déplore la suppression de certaines résolutions majeures issues de ces assises, notamment la limitation des mandats présidentiels et la dissolution du mécanisme de suivi du Dialogue.

Selon lui, une réconciliation durable ne peut être envisagée sans la reconstruction des institutions de l’État, en particulier d’une armée républicaine, ainsi que des garanties sur l’indépendance de la future Commission de justice transitionnelle, la protection des témoins, le traitement des détenus et des exilés, la publication des rapports et l’application effective des recommandations.Dans sa correspondance, Biaka Tedang Djoret formule plusieurs propositions, parmi lesquelles la publication des garanties obtenues auprès des autorités, une consultation publique autour du projet de loi, la restauration des mécanismes de suivi du DNIS, l’ouverture du dialogue avec les mouvements non signataires de l’Accord de Doha, ainsi que la réception d’une délégation citoyenne afin d’examiner ces propositions.

L’auteur conclut en invitant le Médiateur de la République à faire de cette mission une occasion de restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions, estimant que la réconciliation nationale doit reposer sur des engagements concrets et durables plutôt que sur de simples promesses.

Partagez sur