RDC : la plateforme C-64 annonce une plainte contre le président Félix Tshisekedi et intensifie sa mobilisation contre la réforme constitutionnelle

La plateforme politique C-64 a annoncé une nouvelle série d’actions contre le projet de révision de la Constitution porté par la majorité au pouvoir. À l’issue de d’évaluation de la journée « ville morte » organisée le 3 juin à Kinshasa, ses dirigeants ont fait savoir qu’une plainte visant le chef d’État congolais Félix Tshisekedi pour « coup d’État constitutionnel » sera déposée le 9 juin prochain.
Réunis pour évaluer l’impact de cette journée de protestation, plusieurs figures de l’opposition, parmi lesquelles Martin Fayulu, Delly Sessanga et Jean-Marc Kabund, ont estimé que la pression populaire devait être maintenue afin d’obtenir l’abandon du projet de réforme constitutionnelle. Selon eux, cette initiative pourrait ouvrir la voie à un troisième mandat présidentiel.
Dans cette dynamique, la coalition a également annoncé l’organisation d’un sit-in devant le Palais du peuple, siège de l’Assemblée nationale. Cette mobilisation vise notamment à exiger l’annulation de la loi relative au référendum, adoptée le 27 mai dernier par les députés nationaux malgré le boycott de la séance plénière par les élus du groupe parlementaire Ensemble.
Les responsables de la plateforme se sont montrés satisfaits de l’adhésion observée lors de l’opération ville morte. Delly Sessanga a même qualifié l’événement de « pays mort », estimant que la population avait répondu favorablement à l’appel lancé par l’opposition contre le projet de réforme institutionnelle.
Pour le C-64, la modification de la Constitution ne constitue pas une priorité nationale face aux défis sécuritaires et sociaux auxquels le pays est confronté. La coalition soutient que cette démarche vise principalement à prolonger le pouvoir en place sans apporter de solutions concrètes aux préoccupations quotidiennes des citoyens.
L’opposition considère également qu’une révision de la loi fondamentale dans le contexte actuel, marqué par l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri ainsi que par l’occupation de plusieurs localités par l’AFC-M23, pourrait fragiliser davantage l’unité nationale. Pendant ce temps, le débat autour de la réforme constitutionnelle continue d’alimenter les tensions entre majorité et opposition, alors que l’Est du pays reste confronté à l’insécurité persistante et aux attaques des groupes armés.
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